Dans le cerveau des jazzmen

La capacité des jazzmen à enchaîner des phrases musicales mélodieuses est souvent épatante et un brin mystérieuse. Comment arrivent-ils à improviser avec une telle dextérité?

Des chercheurs de l’université John Hopkins se sont penchés sur la question et publient les résultats de leur étude dans le journal PLOSOne.
Ils ont demandé à 11 joueurs de piano de jazz de réaliser une session musicale, tout en enregistrant leur activité cérébrale grâce à de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Pour cela, les joueurs ont du utiliser un instrument spécialement conçu pour l’IRM.

Lorsque ces virtuoses de l’improvisation jouaient, les zones cérébrales activées étaient similaires au réseau impliqué dans le langage. Une analyse plus précise a montré qu’il s’agissait des zones du langage liées à la syntaxe plutôt qu’à la sémantique.
Chez les jazzmen, les capacités à déterminer l’ordre de mots des phrases servent également à imaginer l’enchaînement mélodieux des notes de musique.

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Lire l’article scientifique original sur PLOSOne ( accès libre)